La famille est définie comme une unité sociale assurant les fonctions de production, de socialisation, de promotion de la protection sociale et de renforcement de la solidarité.
Et, on note que ce cadre d’épanouissement est de plus en plus déstructuré. Ainsi, dans le rapport des résultats définitifs du troisième recensement général de la population et de l’habitat de 2002, on comptait 2,6% de personnes en situation de veuvage et, la proportion des divorcés était plafonnée à 1,0%. (ANSD)
Tandis que le cinquième recensement général de la population et de l’habitat, de 2023, au moment du recensement, 8,4% de la population résidente âgée de 12 ans et plus sont touchées par les ruptures d’union. Le veuvage constitue la forme de rupture d’union la plus répandue 6,0%. La proportion de femmes en rupture d’union est estimée à 12,4%. (ANSD)
D’après George Grant dans son livre A L’OMBRE DE L’ABONDANCE paru en 2010, dans une enquête réalisée par le U.S. News and World Report, la famille figure aujourd’hui au 17e rang dans la liste des « institutions qui touchent la nation », derrière le gouvernement civil, la télévision, la bureaucratie, les journaux, et la publicité.
Pour remplacer la famille par d’autres institutions ou politiques, l’Etat –Providence a mis en place des politiques telles que la « Guerre à la pauvreté » lancée en 1964 par le président Lyndon B. Johnson qui était censée débarrasser le pays du spectre épouvantable de la faim et de la privation. Elle était censée rendre tous les citoyens capables de productivité et d’autosuffisance. Elle devait ouvrir la porte à un âge nouveau d’abondance et de prospérité. Selon les termes de son promoteur, le président Lyndon Johnson, elle devait « éliminer le paradoxe de la pauvreté au sein de l’abondance ». Mais plus de trente ans après, ce paradoxe demeure. Il y’a également l’aide sociale qui a été instaurée et cette politique a eu comme résultat l’éclatement de familles, en supprimant les motivations, en blessant l’amour-propre des gens et en contrecarrant la productivité. Les présidents, comme Bill Clinton, ont dû admettre que les grands programmes gouvernementaux d’aide sociale ont engendré une classe inférieure et permanente d’Américains sans espoir. Ainsi, d’après GRANT, ces politiques sont un échec lamentable.
Au regard des conséquences de ces politiques qui engendrent plus de désespoir avec des familles éclatées, des mères célibataires (ne doivent éprouver ni de la honte ni de la culpabilité) qui se retrouvent seules à assumer et assurer l’éducation des enfants dans un cadre serein, il faut agir.
Agir par l’éducation de tout un chacun pour renforcer les familles ;
Agir par le travail sous la responsabilité de l’Etat et des collectivités territoriales en renforçant la production des unités de production agricole familiale, artisanale et de services comme recommandé par les assises nationales de l’Action sociale du Sénégal en 2008 dans le projet de loi d’orientation familiale. MBODJ,2008
« Le travail est nécessaire, parce que c’est par le moyen du travail que la pauvreté se transforme en productivité. La diligence est nécessaire, parce que le zèle est béni par la prospérité. La participation familiale est nécessaire, parce que les familles sont les cellules de base de la société et dans toutes les religions la famille est au premier rang. GRANT ,2010