Redonner à la femme sa véritable place Il est essentiel aujourd’hui de rappeler certaines vérités fondamentales sur la place et la valeur de la femme dans nos sociétés, à la lumière de l’histoire religieuse et de nos traditions africaines. D’abord, rappelons que notre mère Khadija, femme d’affaires accomplie, s’est mariée en troisième noce au meilleur des hommes, Muhammad (SWT), qui l’a honorée comme une partenaire égale (qu’Allah l’agrée). Cela montre clairement que le passé matrimonial d’une femme ne diminue en rien sa valeur. Le Prophète Muhammad (PSL) a d’ailleurs épousé des femmes : veuve, divorcée, femme loin des standards de beauté physique… Pourtant, il les a toutes traitées avec un respect profond, une considération infinie, une égalité vraie et un amour pur établissant ainsi un modèle intemporel de dignité et de justice envers les femmes. Il consultait ses épouses, valorisant leurs avis : lors du pacte d’Al-Hudaybiyyah, c’est Umm Salama qui, par ses arguments solides et d’une grande sagesse, l’a convaincu de signer. Ce geste illustre la reconnaissance de l’intelligence et du rôle décisionnel des femmes dans l’Islam. Dans la religion chrétienne, notre mère Marie (Maryam), à qui Dieu a dédié une sourate entière (sourate 19 Maryam) dans le Coran, a élevé seule son fils, le prophète Jésus (Issa), sans père biologique, démontrant la force divine de la femme. Son exemple incarne la force, la foi et la dignité de la femme. Sur le plan culturel africain, et particulièrement au Sénégal, les femmes ont toujours occupé une place centrale. Elles furent des reines et des figures de pouvoir comme Ndieumbeut Mbodj , Ndatté Yalla Mbodj,Aline Sitoé Diatta,…Dans nos sociétés traditionnelles, les femmes participaient activement à la prise de décisions. Dans la culture pulaar, l’expression « diom soudou » (détentrice du foyer) traduit parfaitement cette responsabilité et cette autorité. Chez les lébous, après la pêche, ce sont les femmes qui organisaient, répartissaient les ressources et assuraient la gestion économique. Dans la culture Walo-Walo, les femmes jouaient aussi un rôle déterminant dans les décisions familiales. Partout, ce sont elles qui éduquent, transmettent les valeurs, façonnent les générations. Nos mères, figures locales illustrent également cette grandeur. Mame Diarra Bousso (mère de Ahmadou Bamba), Fatou Wade Wélé (mère de El Hadj Malick SY) ou encore Adama Aïcha Tall, (mère de El Hadj Omar Foutiyou Tall), …ont élevé des hommes dont l’influence transcende les frontières et les générations. Elles étaient soutenues par des maris conscients de leur valeur, qui priaient pour elles à chaque geste accompli librement non par obligation religieuse mais par choix. Il est également crucial de rappeler que les religions révélées, et particulièrement l’Islam, protègent et honorent la femme. Contrairement à certaines idées reçues: La femme n’est pas obligée d’accomplir les tâches domestiques. Elle n’est pas tenue de participer aux dépenses familiales. L’homme a le devoir de subvenir à ses besoins, de la loger, de la protéger et de veiller à son bien-être, notamment pendant la grossesse et l’allaitement (comme évoqué dans la Sourate An-Nisa). Il est donc urgent d’abandonner les perceptions dégradantes héritées des époques préislamiques et de revenir à une compréhension authentique de la place de la femme. Dieu a créé l’homme et la femme différents et complémentaires, pour une vie de paix, de bonheur, de joie, de non domination mais d’harmonie remplissant ainsi la terre. L’obéissance demandée à la femme ne s’inscrit que dans le cadre du bien, de la justice et des principes religieux. Même dans des situations délicates comme le divorce, Dieu a établi des règles précises (Sourate At-Talaq). Bien que détesté, DIEU l’a autorisé avec sagesse et miséricorde, personne ne peut surpasser la Miséricorde de DIEU. En conclusion, il est impératif de revenir à ces fondamentaux pour restaurer l’harmonie dans les familles, renforcer la cohésion sociale et bâtir une société équilibrée. Redonner à la femme la place que Dieu lui a accordée, c’est œuvrer pour un avenir plus juste, plus stable et plus humain. Rokhaya DIALLO #MèreCélibatairePositive#FiertéDeMère #DéconstruireLesStéréotypes#MaternitéConsciente#FemmeRésiliente#HIMME .